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Conformité et Sécurité

Expédition de Marchandises Dangereuses Guide IMDG, IATA & HAZMAT

Rédaction Suaid Global L'équipe d'exploitation · Vérifié le 13 juillet 2026

Résumé: Batteries au lithium, produits chimiques, parfums, peinture, aérosols — de nombreux articles du quotidien sont des marchandises dangereuses. Expédiez-les de la mauvaise façon et vous risquez des amendes jusqu'à 500 000 $, la perte de la cargaison et même des poursuites pénales. Expédiez-les correctement et ils circulent aussi vite que n'importe quel autre fret.

9 mars 2026 · Mis à jour le 13 juillet 2026 · 9 min de lecture
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Expédition de Marchandises Dangereuses Guide IMDG, IATA & HAZMAT

Que sont les marchandises dangereuses ?

Les marchandises dangereuses — aussi appelées matières dangereuses (HAZMAT) — sont des substances présentant un risque pendant le transport. Elles sont réglementées par le Code IMDG (maritime), l'IATA DGR (aérien) et l'ADR/DOT (terrestre).

Le système classe les marchandises dangereuses en 9 classes. Même des produits apparemment inoffensifs comme le parfum (Classe 3) ou les batteries au lithium (Classe 9) sont réglementés.

Aux États-Unis, le Department of Transportation (DOT) réglemente l'expédition de matières dangereuses via les Hazardous Materials Regulations (HMR), codifiées au titre 49 du Code of Federal Regulations (49 CFR). Quiconque expédie des matières dangereuses — par voie aérienne, maritime, routière ou ferroviaire — doit respecter ces réglementations, qui couvrent la classification, l'emballage, l'étiquetage, la documentation et les procédures d'intervention d'urgence.

Les 9 classes de marchandises dangereuses

ClasseType de dangerExemples courants
Classe 1ExplosifsFeux d'artifice, munitions, fusées de détresse, gonfleurs d'airbag
Classe 2GazPropane, aérosols, extincteurs, bouteilles de CO₂
Classe 3Liquides inflammablesParfum, peinture, alcool, adhésifs, essence
Classe 4Solides inflammablesAllumettes, magnésium, batteries au sodium, poudres métalliques
Classe 5Comburants et peroxydes organiquesEau de Javel, produits chimiques pour piscine, peroxyde d'hydrogène, engrais
Classe 6Matières toxiques et infectieusesPesticides, déchets médicaux, échantillons biologiques, cyanure
Classe 7Matières radioactivesIsotopes médicaux, détecteurs de fumée, appareils de mesure industriels
Classe 8CorrosifsAcide de batterie, acide sulfurique, mercure, produits de nettoyage
Classe 9Marchandises dangereuses diversesBatteries au lithium, glace carbonique, matières magnétisées, moteurs

Comment expédier des marchandises dangereuses — étape par étape

  1. Classez votre produit: Identifiez le numéro ONU, la désignation officielle de transport, la classe, le groupe d'emballage et toute disposition spéciale applicable. Consultez le Code IMDG pour le maritime ou l'IATA DGR pour l'aérien. En cas de doute, un spécialiste DG ou votre transitaire peut vous aider à déterminer la bonne classification.
  2. Choisissez un emballage conforme: Les marchandises dangereuses doivent être placées dans un emballage certifié ONU correspondant au groupe d'emballage I, II ou III. Cet emballage doit réussir des essais de chute, de pression et de gerbage. Les emballages intérieurs exigent un matériau absorbant, et l'emballage extérieur doit porter les marques et étiquettes DG correctes.
  3. Marquez et étiquetez les colis: Apposez les étiquettes en losange de la classe de danger appropriée, le numéro ONU, la désignation officielle de transport et des flèches d'orientation s'il s'agit d'un liquide. Le fret aérien impose des règles supplémentaires ; certains envois nécessitent aussi une étiquette « Cargo Aircraft Only ».
  4. Préparez la déclaration DG: Remplissez la Dangerous Goods Declaration (DGD), également appelée Shipper's Declaration for Dangerous Goods. Ce document juridique confirme que la marchandise est correctement classée, emballée, marquée et étiquetée, et qu'elle est apte au transport. En tant qu'expéditeur, vous êtes responsable de toute erreur.
  5. Sélectionnez un transporteur agréé DG: Tous les transporteurs n'acceptent pas les marchandises dangereuses, et certains refusent encore des classes précises. Vérifiez que le transporteur, le transitaire et chaque point de transit peuvent traiter votre classe DG exacte. Les transporteurs aériens appliquent généralement les limites les plus strictes.
  6. Réservez et fournissez les documents: Transmettez la déclaration DG, la SDS (fiche de données de sécurité), la facture commerciale, la liste de colisage et tous les permis à votre transitaire au moins 48 à 72 heures avant que la marchandise soit prête. Tout document tardif ou manquant entraîne un refus automatique.
  7. Suivez la conformité jusqu'à la livraison: Les envois DG peuvent subir des contrôles supplémentaires au départ, en transit et à destination. Conservez une copie de tous les documents DG pendant au moins 2 ans. En cas de fuite, de dommage ou de surchauffe, informez immédiatement le transporteur et l'autorité compétente.

Expédition DG par mode — principales différences

FacteurMaritime (IMDG)Aérien (IATA DGR)Terrestre (DOT/ADR)
Organisme de réglementationIMOOACI / IATADOT (États-Unis) / ADR (UE)
Limites de quantitéPlus élevées — conteneurs complets autorisésTrès strictes — limites par colisModérées — varient selon la classe
Normes d'emballageCertification ONU obligatoireLes plus strictes — essai de pression aérienne supplémentaireCertification ONU obligatoire
DocumentationDéclaration DG + SDSDéclaration de l'expéditeur + SDSDocument de transport + SDS
Surcoût10-30% au-dessus des tarifs standard50-200%+ au-dessus des tarifs standard10-25% au-dessus des tarifs standard
Délai d'acceptationPréavis de 24-48 heuresPréavis de 48-72 heuresAcceptation le jour même possible
RestrictionsCertaines classes uniquement en pontéeDe nombreuses classes interdites à bord des avions de passagersRestrictions d'itinéraire à proximité des villes

Erreurs courantes lors de l'expédition de DG

  • Marchandises dangereuses non déclarées — c'est l'infraction n° 1. Les expéditeurs qui ignorent que leur article est une DG (batteries au lithium dans des appareils, échantillons de parfum ou produits chimiques de nettoyage) s'exposent à des amendes de $25,000 à $500,000 ou plus par dossier.
  • Numéro ONU ou désignation officielle de transport erronés — une étiquette vague à la place du nom juridique exact invalide toute la déclaration.
  • Emballage non certifié ONU — des cartons ordinaires remplacent un emballage DG éprouvé. Même si l'article arrive sans dommage, l'expéditeur a enfreint la règle.
  • Déclaration de marchandises dangereuses incomplète — l'absence de contact d'urgence, un groupe d'emballage incorrect ou une signature manquante entraîne un refus automatique.
  • Dépassement de la limite de quantité pour le transport aérien — le fret aérien impose des limites strictes par colis, et leur dépassement peut entraîner des poursuites pénales.
  • Étiquettes de danger absentes ou incorrectes — chaque carton doit porter l'étiquette en losange correspondant à sa classe, ainsi que toute étiquette de risque subsidiaire requise.

Règles d'expédition des batteries au lithium

Les batteries au lithium sont les marchandises dangereuses les plus expédiées et celles qui enfreignent le plus souvent les règles. Elles relèvent de la classe 9, sous quatre codes : UN3480 pour les piles lithium-ion expédiées seules, UN3481 pour les piles lithium-ion emballées avec ou contenues dans un équipement, UN3090 pour les piles au lithium métal expédiées seules et UN3091 pour les piles au lithium métal emballées avec ou contenues dans un équipement.

Pour le fret aérien, les piles lithium-ion expédiées seules ne peuvent voyager que par avion-cargo, et chaque colis doit rester sous 35 kg. Les piles emballées avec un équipement bénéficient de limites plus élevées, mais exigent toujours un emballage conforme à la section II ou IB. Chaque colis nécessite une marque de batterie au lithium, et les piles seules transportées par avion doivent être à 30% de charge ou moins.

Pour le fret maritime, les batteries au lithium font l'objet de moins de restrictions, mais exigent toujours une déclaration DG, un emballage conforme et des marques correctes. Les grandes batteries, comme celles des véhicules électriques, peuvent nécessiter un emplacement spécial à bord.

Coûts d'expédition des DG

Les expéditions de marchandises dangereuses coûtent souvent de 10% à 200% de plus que le fret standard, selon le mode et la classe. Les frais DG maritimes vont de $100 à $500 par conteneur pour les classes à moindre risque et peuvent dépasser $1,000 pour une cargaison à haut risque nécessitant un emplacement spécial.

Les frais DG aériens sont nettement plus élevés : de $0.50 à $3.00 par kg en plus du tarif aérien de base, auxquels s'ajoutent des frais fixes de manutention DG de $50 à $200 par envoi. Certains transporteurs facturent davantage pour les matières radioactives (classe 7) et certains explosifs de classe 1.

Au-delà des frais du transporteur, prévoyez l'emballage certifié DG ($20 à $200 ou plus par colis conforme aux spécifications ONU), la préparation de la déclaration DG ($50 à $150 par envoi si elle est sous-traitée) et les éventuels retards d'inspection, qui peuvent ajouter des frais de stockage.

FAQ sur l'expédition de marchandises dangereuses

La classe 9 couvre les marchandises dangereuses « diverses » : les articles présentant un risque pendant le transport qui n'entre pas dans les classes 1 à 8. Il s'agit le plus souvent des batteries lithium-ion et lithium métal (UN 3480, UN 3481, UN 3090, UN 3091), de la glace carbonique, des articles magnétisés et d'autres substances nuisibles à l'environnement. Il faut un emballage certifié ONU, testé pour le groupe d'emballage approprié — le plus souvent PG II ou III —, une étiquette en losange de classe 9 et toute marque de manutention requise, une déclaration de marchandises dangereuses signée et une fiche de données de sécurité. Le fret aérien suit la section II/IA de l'IATA DGR, avec des limites strictes de wattheures et de charge. Le fret maritime suit le Code IMDG, amendement 42-24. Les envois non conformes de batteries au lithium de classe 9 constituent la principale infraction HAZMAT détectée par les transporteurs.
L'expédition internationale de HAZMAT repose sur trois niveaux de règles. D'abord, la règle propre au mode : IATA DGR pour l'aérien, Code IMDG pour le maritime et ADR/49 CFR pour le terrestre. Ensuite, la règle du pays à chaque extrémité — par exemple le 49 CFR Subchapter C aux États-Unis ou l'ADR dans l'UE. Enfin, les règles du transporteur, souvent plus strictes que la réglementation de base. Le processus consiste à trouver le numéro ONU de l'article, choisir un emballage certifié ONU, apposer les marques et étiquettes correspondant au mode, faire remplir et signer une déclaration de marchandises dangereuses par un expéditeur certifié, puis réserver auprès d'un transitaire dont les partenaires traitent cette classe. Suaid Global organise les envois DG par l'intermédiaire de partenaires certifiés de son réseau de NVOCC agréé par la FMC et d'agents IATA. Nous vérifions la classification et les déclarations avant la réservation afin d'éviter un refus de la marchandise au départ.
Le Code IMDG fixe les règles maritimes et l'IATA DGR les règles aériennes : ils ne sont pas interchangeables. Les règles aériennes sont beaucoup plus strictes : quantités maximales plus faibles par colis, plafonds de charge et de wattheures plus serrés pour les batteries au lithium, distinction nette entre avions de passagers et avions-cargos (PAX/CAO), et renouvellement de la formation tous les 2 ans. L'IMDG autorise des volumes plus importants, les emballages en vrac et les conteneurs-citernes, avec un cycle de renouvellement de 3 ans aligné sur le 49 CFR pour les expéditeurs américains. Une marchandise emballée légalement pour le maritime selon l'IMDG échoue souvent au contrôle IATA : elle doit être réemballée, réétiquetée et faire l'objet d'une nouvelle déclaration. Choisissez d'abord le mode avant de déterminer l'emballage ; changer de mode en cours de réservation oblige presque toujours à recommencer.
Non. Une SDS est un guide de sécurité du produit composé de 16 sections au format GHS. Elle décrit les dangers, mais n'autorise pas l'article au transport. La Dangerous Goods Declaration (DGD) est un formulaire distinct, propre au mode de transport et signé par un expéditeur certifié ; elle indique le numéro ONU, la désignation officielle de transport, la classe, le groupe d'emballage, la quantité, le type d'emballage, un contact d'urgence et une déclaration juridique. La plupart des réservations DG exigent les deux : la SDS pour vérifier la classe et la DGD pour faire accepter la marchandise. Les absences ou incohérences entre les deux sont la principale cause de refus au CFS ou au terminal cargo d'origine.
Oui. Les règles IATA et IMDG exigent que toute personne qui prépare, propose ou transporte des marchandises dangereuses suive une formation DG certifiée. Cette formation doit être renouvelée tous les 2 ans pour l'aérien et tous les 3 ans pour le maritime. Votre transitaire peut gérer la logistique DG, mais l'expéditeur reste responsable de l'exactitude de la classification et de la déclaration.
Non. Les opérations DG nécessitent un savoir-faire, des certifications et des relations avec les transporteurs spécifiques. De nombreux transitaires confient les envois DG à un partenaire ou les refusent. Recherchez un transitaire doté d'une équipe DG dédiée et de personnel certifié IATA/IMDG.
Aux États-Unis, les amendes vont de $25,000 à $500,000 ou plus par dossier selon le 49 CFR, avec un risque de poursuites pénales. À l'étranger, les compagnies membres de l'IATA peuvent infliger une amende aux expéditeurs et leur interdire de futures réservations. La marchandise est saisie, et l'expéditeur doit régler tous les frais, y compris son élimination.
Oui, mais de petites quantités dans ou avec des équipements peuvent bénéficier d'exemptions au titre de la Section II du DGR IATA ou de la disposition spéciale 188 du Code IMDG. Même les expéditions exemptées exigent des étiquettes de manutention de batteries au lithium et un emballage spécifique.
DHL, FedEx et UPS acceptent tous certaines classes de DG via leurs services DG spécialisés, mais avec des limites strictes. La classe 1 (explosifs), la classe 7 (radioactifs) et certaines substances de la division 6.2 (infectieuses) sont généralement interdites en express.
Une SDS est un document standardisé en 16 sections fournissant des informations sur les dangers, la manipulation, le stockage et les procédures d'urgence d'une substance chimique. Elle est requise pour toutes les expéditions de DG et doit être à jour (datant de 3 à 5 ans maximum).
Réservez au moins 1 à 2 semaines avant la date de disponibilité de la cargaison pour les DG en maritime, et 2 à 3 semaines pour les DG en aérien. Soumettez la documentation complète (déclaration DG, SDS, tous les permis) au moins 48 à 72 heures avant l'expédition pour éviter un refus.
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